Se détendre avec un oreiller ergonomique et s’endormir plus vite

L’oreiller ergonomique a la faveur des Français

oreiller ergonomique

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Les Français sont de plus en plus séduits par l’achat d’un oreiller ergonomique notamment un oreiller en sarrasin. Mais qu’est-ce qu’un oreiller ergonomique ? Appelé également oreiller anatomique ou oreiller cervical, il a une forme bien particulière. Les extrémités sont bombées et la partie centrale est creuse pour y accueillir la tête. Le cou sera ainsi bien aligné, positionnant parfaitement la tête dans le prolongement de la colonne vertébrale. Ainsi, le cou ne sera pas « cassé ». C’est la raison pour laquelle on dit que l’oreiller ergonomique épouse parfaitement la forme de votre corps.
Le but de cette acquisition, qui représente bien souvent un investissement conséquent, est de vous assurer un certain bien-être et une meilleure qualité de sommeil grâce au soutien des cervicales en calant la nuque suivant la morphologie de chacun et ses habitudes de sommeil.

Alors, comment peut-on déterminer si son usage sera bénéfique ou pas ? Il ne faut pas perdre de vue une première évidence, à savoir que l’oreiller ergonomique ne convient pas à tous les types de dormeurs ! En effet, si vous dormez sur le ventre ou sur le dos, ce type d’oreiller n’est pas adapté pour votre style de sommeil car il se trouvera alors trop haut ; il conviendra alors de vous procurer un oreiller classique. L’oreiller ergonomique sera plus spécifiquement adapté aux personnes qui dorment sur le côté. Attention à ne pas vous faire « avoir » par une publicité mensongère, car malheureusement certains oreillers dits ergonomiques ne remplissent pas les critères : les extrémités doivent être bombées et le centre creux. Et soyez vigilants en veillant à ce que la hauteur de l’oreiller soit bien celle mesurée en son centre, l’idéal se situant aux alentours de 10 cm. Mais plus l’oreiller est plat et mieux c’est. Enfin, pour un meilleur confort, le poids conseillé pour un oreiller dont la taille est de 65 x 45 cm avec une hauteur de 11 centimètres se situe entre 1 kg et 1,100 kg.

Inutile d’ajouter que même si vous vous équipez d’un oreiller ergonomique, vous aurez toujours besoin de votre oreiller traditionnel. En effet, même si vous dormez sur le côté, vous allez probablement lire ou regarder la télévision (même si ce n’est pas trop recommandé pour la qualité de votre sommeil, cf. mon billet précédentJ), et là, pas de chance, l’oreiller ergonomique ne vous sera d’aucun recours. Il vous faudra un bon vieil oreiller classique, voire deux ou même trois afin de vous caler bien confortablement dans votre lit et profiter de votre livre de chevet préféré.

Ensuite, ce ne sont pas forcément les marques les plus onéreuses ou « médicalisées » qui seront forcément les meilleures pour vous. Encore une fois, le plus important est de bien respecter le rapport taille/densité et ne pas tenir compte du discours « pseudo scientifique » qui accompagne bien souvent l’article en question, et ce afin de mieux vendre ce type d’équipement. Ne vous laissez pas emporter à acheter la housse assortie, de la même forme, qui vous séduira par son côté pratique et ingénieux, car son prix lui le sera nettement moins… Et puis, rien ne vous empêche de rechercher dans les petites taies d’oreiller de vos chérubins ou de confectionner vous-même une taie sur mesure avec vos petites mains expertes en couture. Bref, vous l’aurez compris, il s’agit simplement de ne pas se laisser happer par la consommation à tout va.

Si vous ne pouvez vous permettre d’acheter un oreiller ergonomique (car son prix, même le meilleur marché, sera toujours plus élevé que celui d’un oreiller classique, mode oblige), n’hésitez pas à feuilleter les sites de petites annonces car, oui, tout comme les centres de balnéothérapie pour les pieds, les oreillers ergonomiques ne manqueront pas d’en décevoir quelques uns (ceux qui dorment sur le ventre ou sur le dos, ou qui passent leurs nuits à enchaîner les 3 positions : dorsale, latérale, puis ventrale car pour eux cela relève vite du cauchemar ou encore d’autres qui n’ont pas à proprement parler de problèmes de cervicales mais ont cru avoir besoin de cet équipement à force de matraquage publicitaire : oui, oui, je vous assure, ça arrive !) et ces derniers seront ravis de les céder à bas prix à d’autres qui en auront réellement l’usage. Ne vous inquiétez pas, si tel est le cas, ils n’auront pas eu le loisir de le souiller, de le salir, de transpirer dedans… car une seule utilisation en général permet de se faire une idée de sa nécessité ou non. Ce n’est pas du vécu mais presque… En effet, moi aussi, j’ai failli céder au chant des sirènes, à une époque où mes cervicales me faisaient atrocement souffrir. Mais la solution pour moi à cette époque était ailleurs : j’ai commencé par suivre quelques séances de kiné, puis me suis octroyé 1 ou 2 séances d’ostéopathie (pour environ une somme équivalente) avant de découvrir que mes douleurs venaient d’une vertèbre cervicale déplacée. Est-ce que l’oreiller ergonomique aurait aussi bien fonctionné que les soins que j’ai reçus, rien n’est moins sûr ?

En matière de sommeil et de cervicales, bien sûr, il y a la qualité de la literie, le confort et l’adaptation à notre morphologie mais, comme on l’a vu précédemment, il y a également la vie diurne, les activités, les traumatismes subis par le corps durant les mouvements ou du fait d’un manque de mouvement d’ailleurs. La nuit n’est qu’une partie de notre vie, elle représente un gros tiers, soit, mais elle ne résume pas tout.

Si vraiment vous étiez frustrés de ne pas pouvoir disposer de ce précieux oreiller au pouvoir ostéopathique, j’ai une petite combine qui personnellement me satisfait amplement : mon oreiller classique est très fin et d’une taille généreuse. Lorsque je lis au lit, j’en empile 3 ou bien je chipe momentanément le gros coussin du canapé et j’y ajoute mon oreiller. Et quand Morphée m’accueille dans ses bras, je laisse tranquillement tomber le gros coussin et me love contre mon petit oreiller ordinaire à « mémoire de forme » qui accueille la morphologie de ma tête et de mon cou sans être trop ferme ni trop médicalisé et je passe de bonnes nuits car je m’endors sur le côté puis passe – sans m’en rendre compte le moins du monde – sur le dos, et de nouveau sur le côté et mon bon vieil oreiller traditionnel me suit dans mes acrobaties nocturnes. Bonne nuit, faites de beaux rêves !

 

– Interview de Flavien, Marseille